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Libre d'être Soi

Déséquilibre

Qu’est-ce que le déséquilibre ?

Justine est graphiste au sein du service marketing d’une grande entreprise. Elle est en désaccord avec son responsable hiérarchique qui impose son point de vue, au détriment des intérêts de l’entreprise. Pour Justine, c’est juste pour se valoriser à travers le pouvoir qu’il a. Elle est en colère et il lui arrive de s’énerver dans le bureau. Ce qui gêne ses collègues. Justine souffre de ce déséquilibre, car elle souhaiterait éviter de gêner ses collègues et en même temps avoir du sens dans son travail.

 

Ici, le déséquilibre est défini comme le fait de faire une chose et d’en vouloir une autre.

 

D’où vient ce déséquilibre ?

Une interdiction inconsciente

Lorsque Justine était enfant, ses parents étaient stricts. Elle ne pouvait exprimer sa colère ou toutes autres émotions trop intenses. Ses parents lui demandaient de se calmer avec force. Et si elle n’obéissait pas, elle était réprimandée. Cette situation de non-amour était très douloureuse pour Justine. En effet, un enfant qui n’a pas la nourriture affective nécessaire à sa survie meurt ! (Voir l’expérience de Frédéric II). L’inconscient de Justine a enregistré que pour avoir l’amour il fallait correspondre au modèle de la fille “sage“. Pour assurer la survie et faire en sorte que le modèle soit respecté, l’inconscient a mis en place un enfant protecteur (Pour aller plus loin, vous êtes libre de lire l’article “En quoi le juge intérieur est un enfant protecteur“).

 

Comme nous pouvons le voir avec l’histoire de Justine, certaines parts de son être ont été interdites par ses parents. En découle une opposition entre 2 forces :

  • L’expression de l’être de Justine
  • L’interdit de l’inconscient

 

Ceci engendre un déséquilibre entre ce qui veut être exprimé et l’interdiction de cette expression par l’inconscient.

 

À la lumière de ses explications, Justine comprend que le déséquilibre intérieur qu’elle ressent vient de l’interdit d’exprimer ce qu’elle ressent au fond d’elle. Justine réalise que c’est l’interdiction d’exprimer son désaccord qui engendre cette colère dans le bureau avec ses collègues.

 

 

Une force de vie qui dépasse l’interdit inconscient

Comme nous l’avons vu avec l’histoire de Justine, l’inconscient bloque l’expression de l’être. L’inconscient est un peu comme un couvercle sur l’être. Pour s’exprimer, l’être doit passer cette force de répression du couvercle. Une fois le couvercle passé, cette force ne s’arrête pas dans son élan.

C’est un peu comme une voiture lancé à 130km/h, si vous mettez au point mort, la voiture va continuer dans son inertie et ralentir progressivement. C’est la même chose pour la force de vie qui vient de l’être. C’est ce qui engendre des réactions disproportionnées.

Ce type de réaction génère cette sensation de déséquilibre entre ce que je voulais exprimer et ce que j’ai exprimé.

 

Justine réalise que la colère qu’elle exprimait dans le bureau avec ses collègues était la conséquence de l’inertie de la force de vie qui a passé le blocage de l’inconscient. Elle s’aperçoit que sa réaction qu’elle jugeait disproportionnée est en fait logique, compte tenu de sa structure inconsciente. Même si Justine ne juge plus cette réaction comme “ne devant pas être”, elle est gênée par la réaction de ses collègues.

 

 

Pourquoi le déséquilibre est la clé d’accès à l’équilibre ?

C’est une zone d’apprentis-sage

Quand nous voyons l’histoire de Justine, la colère a été réprimée. Si bien qu’elle n’a pas vraiment pu avoir accès à cette énergie en conscience, car elle était jugée “mauvaise”. Si bien qu’elle ne sait pas utiliser cette énergie.

Pour donner une image, l’accès à l’énergie de la colère quand je suis enfant, c’est comme si j’avais dans les mains une lance incendie. C’est tellement puissant, que l’enfant que j’étais n’était pas capable de diriger la lance et ça partait dans tous les sens. Au fur et à mesure, j’apprends à canaliser cette lance incendie pour la diriger vers l’incendie.

C’est la même chose avec l’énergie de la colère quand je suis enfant. Et plutôt que de m’enseigner l’usage de cette énergie, elle est le plus souvent réprimée. Si bien que je me trouve avec une puissance en moi que je ne sais pas canaliser et utiliser.

Le déséquilibre me montre que j’ai une énergie en moi qui a été réprimée et que je n’ai pas appris à utiliser.

Ce qui veut dire que je vais devoir apprendre à l’utiliser en acceptant le fait d’être débutant au début. C’est-à-dire que je vais autoriser ce qui est interdit. Et comme tout apprentis-sage, je ne serai pas toujours adroit au début. Ce qui fait que je vais avoir des réactions disproportionnées.

Au fur et à mesure, mon inconscient verra qu’en utilisant cette énergie je ne suis pas mort. Si bien que le couvercle qu’il mettait sera de moins en moins puissant. Jusqu’à ce qu’il disparaisse totalement et que je sois complètement à l’aise avec cette énergie en moi qui avait été réprimée. J’aurais ainsi intégré cette part de mon être qui avait été interdit d’expression.

 

Justine s’aperçoit qu’elle jugeait la colère comme négative. Elle se rend compte que c’est juste une énergie qu’elle n’a pas appris à utiliser. Elle réalise que ce jugement l’empêchait d’apprendre à l’utiliser, si bien que cette énergie était toujours utilisée de manière maladroite. Elle réalise que réprimé cette énergie, c’est toujours avoir le même type de réaction et qu’il n’y a pas d’évolution. C’est un peu comme le hamster qui court dans sa roue.

 

L’évitement du déséquilibre engendre le déséquilibre !

En reprenant l’histoire de Justine, éviter d’exprimer sa colère de manière maladroite génère une répression de cette énergie. Si bien, que le couvercle de répression va faire monter la pression et générer une réaction disproportionnée.

Autrement dit, si je ne veux pas apprendre à utiliser une force en étant maladroit au début, je vais jouer cette force de manière inconsciente. C’est-à-dire de manière destructrice !

 

Justine prend conscience que le fait de vouloir éviter la colère génère des colères qui sont destructrices pour la relation qu’elle a avec ses collègues. Elle s’aperçoit que le fait d’assumer sa maladresse avec cette énergie permet de se l’approprier. Et ainsi avoir de meilleures relations avec son entourage. Justine a bien conscience qu’il y aura une zone d’inconfort dans cet apprentissage, mais son intention est d’avoir des relations harmonieuses. C’est cette vision qui lui donne l’énergie de passer cet inconfort.

 

 

La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre. – Albert Einstein

 

Sébastien Thomelin – Accompagnant de l’être

 

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