Autonome & Solidaire

Libre d'être Soi

juge-ment

 

Satan, merci pour ta dernière interview. J’ai de nouvelles questions pour toi si tu souhaites y répondre.

J’y répondrai avec plaisir. Tant que je peux briller, je suis là 🙂

 

Satan, pourquoi est que le juge-ment existe ?

C’est très simple mon ami, cela vient d’une de mes stratégies pour amener la division. Je fais croire dès le plus jeune âge qu’il y a une Vérité à l’extérieur de soi. Par exemple, je peux faire croire que le chocolat est bon. Alors que le chocolat a un goût et que la personne qui “juge” le chocolat de bon a une sensation agréable quand elle le goûte. Cette personne ne parle que d’elle, de sa sensation, de son expérience. Je suis très fier de mon stratagème, car la majorité est persuadée que c’est l’extérieur qui est a telle ou telle valeur. Sans voir qu’il ne s’agit que de leur expérience. De nombreuses personnes passent leur temps à être des juges de l’extérieur et à fixer la valeur de ce qu’il observe. Que ça soit de manière positive ou négative. C’est-à-dire que quand quelqu’un dit qu’une personne est sympa, elle la juge, plutôt que de percevoir la sensation agréable que l’expérience de cette compagnie lui procure. C’est la même chose si elle juge une personne négativement. Elle ne fait que parler d’elle. Je fais toujours la même chose, je coupe les personnes d’elle m’aime, de leurs sensations. De cette manière, elles se sentent coupables, donc elle culpabilise. À partir de ce moment, c’est “open-bar” pour moi 😉

 

Et pourquoi les personnes se laissent couper de leur sensation ?

Ceci vient du besoin d’attachement de l’enfant. Comme je te le dis, j’agis dès le plus jeune âge. Si un enfant a un attachement défaillant à ses parents, il va chercher à s’adapter pour avoir l’attachement de ses parents. C’est une question de survie pour l’enfant. Et c’est à partir de là que l’enfant cherche à se conformer à l’extérieur pour répondre à son besoin d’attachement. Son inconscient réprime certaines facettes de son être pour correspondre au modèle qui permet d’avoir la nourriture affective nécessaire à sa survie. C’est pour cette raison que l’enfant se laisse couper de ses sensations, par besoin d’amour.

Une fois que j’ai fait ce travail dès l’enfance, le schéma inconscient qui réprime des parts de son être et cherche l’amour à l’extérieur reste en place chez l’adulte. J’agis au bon endroit et au bon moment, ça me demande beaucoup moins d’énergie 😉

 

Et pourquoi malgré le retour d’expérience désagréable du juge-ment, les personnes continuent ?

Si tu vis dans une culture du juge-ment et que tu sors du juge-ment, tu seras le vilain petit canard 😉 Juger est un moyen d’appartenir au groupe. L’exclusion d’un groupe entre en conflit avec le besoin d’attachement. Si le juge-ment et l’opposition gentil/méchant est le plus répandu, juger et être dans l’opposition est un moyen d’appartenir au groupe le plus grand. Ce qui est rassurant pour le besoin d’attachement. La stratégie inconsciente de recherche à l’extérieur pour répondre au besoin d‘attachement a été créée pour des raisons de survie. Ce qui veut dire que quitter le groupe qui sert de base d’attachement est perçu comme un danger de mort. C’est pour cette raison que certains préfèrent vivre une expérience désagréable, plutôt que de risquer la mort. Ce choix inconscient est fait dans l’ombre de la conscience. Et l’ombre est mon espace favori 😉

 

Si je comprends bien, c’est la peur de se retrouver seul qui engendre le juge-ment ?

Oui c’est ça. Si je quitte le groupe, je me retrouve seul et je meurs. Enfin, c’est ce qui est perçu inconsciemment. Car cette peur est une illusion. J’ai réussi à faire croire que les personnes ne pouvaient pas vivre seules. Or tout le monde est toujours seul ! Reprenons l’exemple du chocolat. Quand deux personnes goûtent le chocolat, chacun fait son expérience du chocolat. Si tu dis que le chocolat est bon et qu’une autre personne est d’accord avec toi, cela ne veut pas dire que vous avez la même sensation du chocolat. Tu es incapable de connaitre le ressenti de l’autre, tu ne peux pas être en lien avec son expérience. Tu es seul dans ton expérience, et tu l’as toujours été.

Tu es constamment dans la solitude de ton expérience, même quand tu partages. Si tu as du plaisir de partager ton expérience du chocolat avec une autre personne, tu es toujours seul. Car tu vis l’expérience, du plaisir que tu procures le fait de partager. Tu croyais être en lien avec l’autre ? Ce qui est appelé lien avec l’autre vient du fait d’être en lien avec soi, avec la sensation que procure la compagnie de l’autre. Et l’expression de cette sensation, de cette expérience.

Tu vois que la peur de la solitude est une illusion. Et c’est un coup de maître dont je ne suis pas peu fier 😉

 

Et c’est cette peur de la solitude qui engendre les juge-ments actuels de “mouton”, “complotiste” ?

Oui c’est ça. Juger de mouton ou complotiste sont les deux faces de la même pièce.

Prenons l’exemple d’une personne qui juge de “mouton” une personne qui porte de masque. Derrière, il y a une peur d’être obligé de subir un système à cause de ces “moutons”. Cette personne qui juge est dans la peur d’une projection d’un monde futur où les libertés seraient fortement réduites. Même si c’est une projection, l’expérience inconfortable qu’il vit est maintenant ! Et il va faire en sorte de changer l’extérieur pour éviter cette sensation. C’est ce qui va le pousser à vouloir changer les autres en les jugeant. Il ne voit pas qu’il est dans son expérience, dans sa peur et la tentative d’évitement de cette sensation désagréable. La force qu’il envoie chez l’autre lui sera envoyée en retour. Sa peur l’empêche de voir que ce qu’il fait à l’autre, il se le fait à lui-même. Pourtant le barbu leur avait bien dit : “Comme vous voulez que les hommes fasses pour vous, faites de même pour eux”. C’est tout mon art de leur faire croire qu’ils n’auront pas le retour de ce qu’il envoie 😉

Prenons, l’exemple d’une personne qui porte le masque et qui juge ceux qui ne veulent pas en porter de complotiste. Celui qui porte un masque a peur et veut se protéger. Il a aussi peur qu’il y ait des conséquences dramatiques, à cause de ceux qui n’en portent pas. C’est aussi une projection qui fait qu’il vit maintenant une expérience désagréable. Ce qui va le pousser lui aussi à changer les autres en les jugeant.

Comme tu peux le voir, les deux côtés sont à mon service, car ils servent la destruction. Car ils sont seuls dans leur expérience et ne le voient pas. Ils ne peuvent pas comprendre que l’autre est dans son expérience et que chacun a raison par rapport à sa perception. Et ils ne peuvent pas voir que partager le même point de vue est impossible, car même s’ils sont du même côté, ils sont seuls dans leur expérience. Ils n’ont qu’un point de vue, le leur qui est unique. Tout mon art consiste à stimuler cette illusion de la peur de la solitude et j’ai ainsi de nombreux serviteurs. J’agis à des endroits précis, ce qui génère de gros effets levier. Je ne vais quand même pas trop bosser, quand je peux agir de manière ciblée. Et maintenant, je récolte tranquillement le fruit de mon travail. C’est qui le boss ? 😉

 

Je dois avouer que c’est ingénieux. Merci pour cette belle mise en lumière de ces mécanismes de l’ombre !

 

Sébastien Thomelin – Accompagnant de l’être

 

 

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Une réponse à Le juge-ment ça tend : Mouton ou complotiste ?

  • Je suis tout à fait d’accord. Juger l’autre ne fait que renforcer la dualité. Se relier au vivant chez l’autre, une connexion de cœur à cœur pour se comprendre, renforce l’unité : l’Amour plutôt que la peur

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