Autonome & Solidaire

Libre d'être Soi

Manipulateur

 

Qu’est-ce que la manipulation ?

Élise est assistante au sein d’une entreprise de gestion de patrimoine. Elle fait énormément d’heures et elle épuisée par son travail. Les amis d’Élise lui disent qu’elle subit une manipulation de la part de son responsable et qu’elle devrait moins travailler. Or, Élise leur dit qu’il est courtois et qu’elle ne peut pas laisser tomber l’équipe avec qui elle travaille. Elle souffre de cette situation, mais elle ne voit pas comment s’en sortir.

 

Ici, la manipulation est définie comme une manière de dépasser la limite d’une personne sans qu’elle s’en rende compte.

 

 

Pourquoi je ne vois pas la manipulation ?

Lorsque Élise était enfant, ses parents lui ont inculqué des valeurs de partage. Elle a toujours entendu dans son enfance qu’elle devait prendre soin des plus démunis. Et en même temps, elle voyait ses parents juger “d’égoïste” les personnes qui pensaient à eux et qui à certains moments n’aidaient pas. L’inconscient d’Élise à enregistrer que penser à soi était interdit ! Car ce comportement engendre un rejet de la part de ses parents et sans nourriture affective un enfant meurt (Voir l’expérience de Frédéric II).

 

Comme nous pouvons le voir avec l’histoire d’Élise, il y a un interdit inconscient sur le fait de “laisser les autres en difficulté”. C’est la raison pour laquelle Élise croit qu’elle n’a pas le droit de laisser tomber l’équipe. Pour elle, ce n’est pas une croyance c’est une évidence que la réalité est comme ça. “On ne laisse pas tomber les autres”. Le propre des croyances limitantes, c’est qu’elles ne sont pas perçues comme des croyances, mais comme LA Réalité.

Or, cette croyance limitante est créée à l’âge où l’enfant dispose d’un cerveau immature. En effet, avant 7 ans, nous ne disposons que du cerveau émotionnel. Ce dernier ne peut appliquer que des stratégies simples :

  • C’est blanc ou noir
  • C’est bien ou mal

Ce cerveau étant limité, il ne peut pas voir les conséquences négatives de l’application d’une règle absolue. C’est-à-dire, une règle qui s’applique quelques soient les conditions. Si je ne laisse jamais les personnes en difficulté, même si je suis épuisé, il va arriver un moment où j’y laisserai des plumes ! C’est-à-dire, qu’en m’épuisant, je ne pourrais plus servir les autres. Le cerveau immature qui a créé cette règle n’est pas capable de voir qu’il se tire une balle dans le pied.

 

À la lumière de ces explications, Élise réalise qu’elle avait une croyance négative sur le fait de “laisser tomber les autres”. Elle réalise que l’application de cette croyance, quelles que soient les conditions, fait qu’à un moment elle ne pourra plus les aider. Elle prend conscience qu’elle doit ménager sa monture pour mieux servir les autres. C’est-à-dire qu’elle doit penser à elle, pour pouvoir servir les autres. Élise s’aperçoit que cette croyance est destructrice pour elle.

 

 

Comment fait le manipulateur pour passer mes limites ?

Comme nous l’avons vu, une croyance limitante a été créée dans l’enfance avec un cerveau immature. La limite de ce cerveau fait que la “règle” est appliquée, quelles que soient les circonstances. C’est cette faille que le manipulateur utilise.

De manière globale, le manipulateur utilise une ou plusieurs de nos valeurs pour nous faire faire ce qu’il veut. Plus exactement, il utilise l’intégration limitée d’une valeur par le cerveau immature d’un enfant de moins de 7 ans. C’est-à-dire, l’application d’une règle, quelques soient les circonstances :

  • Un “Je dois” ou “il faut” intérieures

 

Si bien que nous avons l’impression de ne pas avoir le choix. Et au niveau inconscient, c’est le cas. Dans le sens où si je transgresse la règle, je risque de mourir. En effet, si l’enfant transgresse la règle, il n’a plus la nourriture affective de ses parents qui est nécessaire à sa survie. Donc l’inconscient fera tout pour appliquer la règle. Et si transgresse, je peux ressentir un mal-être intérieur et de la culpabilité.

C’est ainsi que ses propres besoins sont niés pour répondre à la règle ! Autrement dit, l’identité est niée et seule la règle doit être respectée pour assurer la survie. Ce qui fait que la limite identitaire est dépassée. Ce qui permet au manipulateur de faire faire une chose qui ne respecte pas l’intégrité de la personne.

 

Élise prend conscience que le fait de “ne pas aider les autres” engendre chez elle un mal-être et une culpabilité. Elle comprend maintenant ce qui se joue en elle lorsqu’elle pense à laisser tomber pour se reposer. Elle voit d’où vient cette culpabilité et cette voix intérieure qui dit “tu ne peux pas les laisser tomber”. Élise s’aperçoit que son responsable appuyait toujours sur le fait de se soutenir, d’être une équipe. Elle prend conscience qu’il ne la soutenait pas dans sa surcharge de travail et la fatigue qui en découlait. Élise réalise qu’il parlait de soutien d’un côté et que d’un autre, il ne la soutenait pas. Elle prend conscience que ses amis avaient raison.

 

 

Comment se libérer de la manipulation ?

Identifier les règles absolues

Comme nous l’avons vu, la manipulation utilise la faille de notre cerveau immature d’enfant. Plus précisément de l’application d’une règle quelles que soient les conditions. Pour éviter la manipulation, il est important d’identifier ses règles absolues. Les croyances limitantes qui cachent ses règles peuvent être du type :

 

Ceci permet de se libérer d’éventuel manipulateurs et aussi, se libérer de la manipulation réalisée par l’inconscient collectif.

 

Élise prend conscience qu’elle a un certain nombre de croyances limitantes. Elle comprend maintenant comment ses règles de “bonne conduite” peuvent se retourner contre elle. Élise réalise qu’elle doit être vigilante à ne pas avoir de règles qui s’appliquent, quelles que soient les conditions, afin d’assurer sa liberté et sa paix intérieure.

 

 

Identifier les tensions intérieures

Comme nous l’avons vu avec l’histoire d’Élise, elle était épuisée et en même temps, elle ne voulait pas arrêter. Il y avait donc un conflit intérieur entre :

  • Je dois me reposer
  • Je dois aider les autres

 

Élise ressentait cette tension intérieure, sans pour autant pouvoir la mettre en mots. Elle sentait qu’elle n’était pas confortable et en même temps, il y avait une pression en elle qui lui disait qu’elle devait continuer.

Identifier les tensions intérieures permet de mettre en lumière des croyances limitantes. Car ce qui fait pression est un “il faut” ou un “je dois”.

 

Élise s’aperçoit qu’elle sentait cette pression intérieure pour ne pas “laisser les autres”. Et ce, malgré l’épuisement. Elle comprend que cette pression est le reflet d’une croyance limitante. Et l’application d’une règle absolue. Forte de cette compréhension, elle fera plus attention aux tensions intérieures pour identifier ses croyances limitantes. Élise comprend qu’il n’y a pas de “je dois” ou de “il faut”, mais seulement ses choix !

 

 

Identifier les règles du jeu

Comme nous l’avons vu, une croyance limitante engendre l’application d’une règle absolue. Ce qui empêche de percevoir la réalité telle qu’elle est. Dans le cas d’Élise, elle ne pouvait pas voir que son action dépasser son rôle et ses responsabilités au sein de la société. Et elle ne pouvait pas avoir une vision globale des rôles et responsabilités de ses collègues et de son responsable. Elle ne pouvait pas voir la place de chacun dans ce grand système qu’est l’entreprise.

Cette vision globale n’est pas possible tant qu’on est “coincé” dans une croyance limitante. Autrement dit, si je suis “coincé” dans le cerveau immature de l’enfant, je n’ai pas accès à l’adulte et je ne peux pas appréhender la complexité d’une situation.

 

Élise prend conscience que l’entreprise est très bénéficiaire. Et que le fait qu’elle est surcharge de travail profite aux associés, dont son responsable. Elle réalise qu’ils ont augmenté le volume d’affaires, sans augmenter le nombre de salariés. Élise réalise que ceci est très rentable pour eux. Et qu’ils essaient de continuer comme ça, tant que c’est possible. Elle voit que la charge de travail a augmenté et que si elle part, ils devront avoir plus d’une personne pour la remplacer. Car elle connait parfaitement les dossiers, l’organisation de l’entreprise … La clarté de la situation fait qu’elle va demander pour avoir une autre personne pour l’aider et elle va arrêter de faire autant d’heures.

 

 

Personne ne peut vous diminuer sans que vous y consentiez. – Eleanor Roosevelt

 

Sébastien Thomelin – Accompagnant de l’être

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