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Colère

Qu’est-ce que la critique ?

 

Aurélien est un entrepreneur. Il a réussi dans de nombreux projets et a créé plusieurs entreprises. Cependant, il subit de nombreuses critiques de Bruno, son beau-frère :

  • Tu profites de tes employés pour te faire de l’argent sur leur dos !
  • Tu arnaques les gens en vendant tes produits ! Tu prends leur argent !

 

Aurélien ne comprend pas pourquoi Bruno le critique et il est très affecté par ces critiques.

Étant plutôt intègre, Aurélien met un point d’honneur à créer des produits qui apportent de la valeur aux personnes qui l’achètent. De plus, il est vigilant sur le fait que ses employés soient rémunérés correctement par rapport au prix du marché.

C’est sa manière à lui de contribuer à la fois aux acheteurs, en leur apportant de la valeur. Et aussi, à ses employés en leur fournissant un emploi avec une rémunération correcte.

L’écart entre son intention et les remarques de Bruno le laisse perplexe et le blesse.

 

Nous parlons ici de la critique dans le sens négatif. C’est-à-dire qu’il s’agit d’une critique non constructive. Cette dernière est plus l’expression d’une colère vis-à-vis d’une situation.

 

D’où vient la critique

Bruno vient d’un milieu modeste et durant son enfance, il a constamment entendu des critiques négatives sur les « Patrons ». Selon ses parents, les patrons étaient responsables de leur problème financier. Les « patrons » les exploitaient, les « patrons » avaient le pouvoir sur leur vie !

L’inconscient de Bruno a intégré qu’il n’avait pas de pouvoir sur sa vie. Qu’il fallait lutter contre l’oppresseur qu’étaient les « Patrons ».

 

Nous voyons que la croyance en un pouvoir limité sur sa vie a été inculquée dans l’enfance. Et par conséquent, la non-responsabilité des choix et des conséquences de ses choix, qui engendre la situation dans laquelle je suis.

En prenant un peu de recul, nous pouvons voir que les « patrons » ont un pouvoir que si leurs produits sont achetés. Les consommateurs ont aussi un grand pouvoir. Il s’agit d’un système d’interdépendance. Qu’on le veuille ou non, nous sommes tous interdépendants. La conséquence, c’est qu’un élément du système est dépendant de l’autre.

Le vendeur est dépendant de l’acheteur. Et s’il n’y a rien à vendre, l’acheteur ne pourrait pas acheter.

Idem, les « Patrons » dépendent des employés et les employés dépendent des « Patrons ».

 

Dans le cas des parents de Bruno, ils ont nié leur implication dans ce système interdépendant. Et, ils ont ainsi nié leur responsabilité de choix dans ce système. Ce qui leur permettait d’être les « bonnes personnes » contre les « mauvaises personnes ». Les victimes contre les bourreaux, les gentils contre les méchants.

L’inconscient de Bruno a retenu que pour avoir l’amour des parents, il fallait être la « bonne personne ». Donc il faut être employé et surtout pas un patron ! Et en même temps, il doit vouloir changer sa condition d’employé, alors que c’est son choix. Ceci en étant contre les patrons, qu’il juge responsables de sa condition, donc de son choix. La responsabilité du choix est niée ! Ainsi, l’inconscient de Bruno crée le “problème” et ensuite cherche à résourdre le “problème” qu’il a créé.

Si l’inconscient de Bruno n’avait pas mis en place ce schéma en place, il n’aurait pas eu la nourriture affective nécessaire à son développement. Et, sans nourriture affective, nous mourrons (Voir expérience de Frédérique 2). Il était donc une question de survie de le mettre en place.

 

La critique vient d’une double contrainte intérieure, vouloir une chose d’une part et avoir un interdit inconscient d’une autre part :

  • Avoir du pouvoir sur sa vie et en même temps, ne pas s’autoriser à être son « propre patron ».
  • Vouloir la liberté et en même temps, se l’interdire pour être « une bonne personne »
  • Vouloir faire une chose qui n’est pas dans la référence communément acceptée, et se l’interdire pour être accepté par les membres de cette référence (famille, amis …).

 

Cette double contrainte génère une tension intérieure. Celle-ci est projetée sur le modèle de la « mauvaise personne », qui a été enregistré dans l’inconscient durant notre enfance.

Dans le cas de Bruno, il projette sa tension intérieure sur Aurélien, l’image du « Patron », qui est le modèle de la « mauvaise personne » inculqué par ses parents.

 

Pourquoi sommes-nous affectés par la critique ?

Aurélien est affecté par la critique pour deux raisons :

Ne pas voir que l’autre est enfermé dans une double contrainte :

Aurélien ne voit pas que Bruno est coincé dans une double contrainte inconsciente :

  • Faire le choix d’être employé pour être la « bonne personne »
  • Vouloir changer sa condition (qu’il a lui-même choisie)

 

Penser être responsable des émotions des autres :

Aurélien, pense qu’il est responsable des émotions de Bruno. Il n’a pas pris conscience que dans la même situation, une autre personne aurait pu avoir la réaction tout à fait opposée.

Ce n’est donc pas son comportement qui génère l’émotion de Bruno, mais le schéma inconscient de Bruno. Bruno est seul responsable de ses émotions.

Si Aurélien subit la critique, c’est qu’il pense avoir du pouvoir sur les émotions des autres. Il n’a pas conscience qu’il ne peut pas rendre les personnes heureuses ou malheureuses.

C’est cette illusion de pouvoir sur l’autre qui fait qu’il prend une responsabilité qui n’est pas la sienne. C’est cette illusion de pouvoir qui génère le mal-être.

 

Comment se libérer de la critique ?

 

  • En prenant conscience qu’une critique négative est liée à une tension intérieure qui est propre à la personne qui critique.
  • En prenant conscience que l’on n’a pas de pouvoir sur les émotions des autres.

 

Pour illustrer ceci, prenons l’exemple d’un entrepreneur qui aime faire des gâteaux, et qui souhaite partager sa passion en apportant du plaisir aux personnes. Il vend des gâteaux :

  • Si je mange une part de gâteau et que j’en mange une 2ème, puis une 3ème… jusqu’à être écœuré, c’est de ma responsabilité. Je ne vais pas accuser celui qui a fait le gâteau, ou celui qui propose les parts de gâteau.

 

Donc si je fais des gâteaux et que j’en propose, je ne vais pas porter la responsabilité de celui qui en mange à s’en écœurer. Tant qu’il ne met pas sa vie en danger.

  • Vais-je être intrusif au point de penser à sa place ce qu’il devrait prendre ou non ?
  • Où vais-je lui laisser sa responsabilité de vivre son expérience et des conséquences qui en découlent ? Est-ce que je le laisse apprendre et évoluer ?

 

Pour se libérer des critiques, il laisse la responsabilité des émotions des autres, tout en étant clair sur ses intentions.

 

Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle
Miguel Ruiz – Les 4 accords toltèques

Sébastien Thomelin – Accompagnant de l’être

 

 

 

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